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Téo Fournier

Présentation

Photo du doctorant Téo Fournier

Je m’appelle Téo Fournier, j’ai 26 ans et je suis actuellement en 3ème année de doctorat dans l’équipe Variation intra-spécifique et évolution des génomes, dirigée par Joseph Schacherer à l’Institut de Botanique.

  • Quel est ton parcours jusqu’à aujourd’hui ?

Après obtention du baccalauréat S spécialité SVT en 2009, j’ai commencé par une première année de médecine qui s’est soldée par un échec. J’ai donc pris la décision de me réorienter vers une licence de biologie où j’ai découvert et me suis pris d’intérêt pour la microbiologie. J’ai donc naturellement poursuivi par un master en microbiologie. C’est dans ce master que j’ai découvert le domaine de la génétique quantitative. J’ai réalisé mon stage de fin de master (5 mois) dans un laboratoire en relation avec cette discipline. C’est durant ce stage que j’ai compris que je voulais faire de la recherche. Je suis alors resté dans ce même laboratoire où je réalise actuellement ma thèse depuis octobre 2015.

  • Concrètement, qu’est-ce que tu fais ?

Je cherche à mettre en évidence comment les gènes gouvernent les phénotypes (caractère observable) non seulement chez un individu mais plus généralement au niveau d’une espèce.

 Certains gènes portant une mutation sont connus pour être responsables de maladies. Cependant, certains individus portent cette version du gène « malade » sans pour autant développer la maladie. Ceci est dû à la présence dans leur fonds génétique (leur génome) d’autres gènes qui vont venir « contrer » l’effet néfaste apporté par ce gène défectueux.

 Ainsi, mon but est d’évaluer la prévalence de ces phénomènes à l’échelle non pas d’un individu mais d’une espèce en regardant quels phénotypes dus à un gène donné seront modifiés en fonction du fonds génétique dans lequel ils seront en présence.

  • Qu’est-ce qui te plait dans le monde de la recherche ?

Le challenge, la quête de nouveauté. En effet, découvrir de nouvelles choses procure un sentiment de fierté sans pareil. De plus la recherche (fondamentale) est la base de la connaissance, c’est grâce à elle que tout avance, que tout se construit. La recherche nous apprend également à savoir penser, se faire sa propre idée des choses, ne pas prendre pour acquis les choses non vérifiées. Ceci est crucial non seulement pour le monde professionnel mais aussi est surtout pour la vie de tous les jours.

  • Pourquoi as-tu choisi de participer à l’aventure Openlab ?

Pour faire découvrir le monde de la recherche à des jeunes qui devront bientôt prendre une décision quant à leur orientation (pour de possibles études supérieures). La monde de la recherche est très méconnu et je pense qu’il est important d’en montrer toutes les facettes (bonnes et moins bonnes) afin que certaines personnes puissent éventuellement se diriger vers des études supérieurs à l’université dans le but de faire de la recherche. C’est également l’occasion de partager mes expériences, mon parcours qui m’ont amené à faire de la recherche. Cependant il ne faut pas non plus prendre cela comme de la propagande mais plutôt comme une occasion de révéler des vocations pour certains jeunes qui pourront découvrir une autre façon de faire de la science que celle qui leur est proposée dans les lycées.

OpenLAB offre une occasion rêvée pour les lycéens : quoi de mieux que de discuter avec de jeunes chercheurs tout en faisant un travail semblable à ce qui est réalisé dans les laboratoires afin de se faire une idée de ce qu’est la recherche !

  • Quel(s) conseil(s) donnerais-tu aux lycéen.n.e.s qui se posent des questions sur leur orientation ?

Savoir saisir les opportunités qui se présentent. Un parcours n’est pas toujours tout tracé, j’en suis un bon exemple : j’ai du me réorienté après un an post-bac et je ne savais pas que j’irais vers la recherche avant mon stage de deuxième année de master ! Au fil du temps, on se découvre des affinités pour telle ou telle chose. Il est alors possible de construire son chemin en fonction d’elles. Cependant il est important de veiller à ne pas rester passif quant à son parcours et son avenir : il faut être capable se donner les moyen d’arriver à ses fins. Il n’y a pas de bonne ou mauvaise orientation après la fin du lycée. Il n’y a que des expériences avec des leçons à en tirer. En effet, si le premier choix d’orientation se trouve être infructueux et/ou décevant, il permettra de savoir ce que l’on pensait être fait pour nous mais qui se révèle ne pas l’être. Ainsi, il est possible de rebondir et d’affiner ses choix pour repartir dans une voie qui sera sans doute plus en phase avec notre futur.