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Séverine Mangold

Présentation

 Séverine, doctorante Openlab

Je m’appelle Séverine, j’ai 26 ans. Je suis en 2e année de thèse dans le laboratoire de Sophie Jarriault, à l’Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire et Cellulaire (IGBMC) à Illkirch.

  • Quel est ton parcours jusqu’à aujourd’hui ?

Mon parcours n’est pas très linéaire ! Au lycée, j’avais de bonnes notes en mathématiques. Après un bac S spé Maths, je suis allée faire une année de MPSI (prépa maths-sup). La biologie m’a beaucoup manqué durant cette année de prépa, alors j’ai décidé de me réorienter. A la fac, j’ai effectué un stage volontaire dans un laboratoire : c’est à ce moment que j’ai su que ce que je voulais faire, c’est de la recherche. J’ai par la suite intégré le laboratoire de Sophie Jarriault au cours de mon stage de master, et me voici, maintenant, en début de thèse !

  • Concrètement, qu’est-ce que tu fais ?

Dans le laboratoire, on étudie un petit ver de 1mm, qu’on appelle C. elegans. Il est transparent, de ce fait, on peut regarder chaque cellule qui le compose. C’est comme ça qu’un phénomène très surprenant a pu être observé : environ 24h après l’éclosion des œufs, une cellule de peau, appartenant au rectum du ver, subit une sorte de crise identitaire. Elle change soudainement d’identité, quitte le rectum, migre, et devient un neurone parfaitement fonctionnel ! Ce phénomène pose de très nombreuses questions passionnantes, dont certaines auxquelles j’essaye de répondre au cours de ma thèse !

  • Qu’est-ce qui te plait dans le monde de la recherche ?

Lors de ma première expérience en laboratoire, je me suis très vite sentie à ma place. La recherche, c’est un travail d’équipe. On travaille ensemble, on trouve toujours un collègue prêt à nous aider. J’ai tout de suite aimé les manipulations, les expériences à réaliser, la microscopie.

Mais le moment où ça a vraiment fait « tilt », c’est en réunion d’équipe. Imaginez tout le monde autour d’un tableau blanc, en train d’élaborer toutes les hypothèses possibles, tous animés par cette soif de savoir, de comprendre. Les idées fusaient dans tous les sens, j’ai eu l’impression d’être dans un épisode de Dr House !

Il est vrai qu’il faut fréquemment recommencer, il arrive souvent que nous n’ayons pas de résultats, et cela peut être frustrant. Mais c’est une véritable aventure, on se sent au cœur de la science en recherche. Et dans mon domaine, je dirais même au cœur du vivant !

  • Pourquoi as-tu choisi de participer à l’aventure Openlab ?

Ce qui est super avec le savoir, c’est qu’on peut le transmettre. Mes connaissances, j’ai envie de les partager ! J’ai à plusieurs reprises donné des cours particuliers à des lycéens, et j’aime aussi participer à des projets de vulgarisation dès que j’en ai l’occasion.

En dehors de l’aspect « communication », OpenLAB est un projet qui m’a plu tout de suite : il crée un pont, voir même une passerelle entre lycéens et étudiants. Nous sommes les mieux placés pour pouvoir rendre un témoignage objectif de ce qu’est le monde des études, la fac, la vie étudiante ; et ainsi répondre avec réalisme aux nombreuses questions que se posent les lycéens. Cette connexion me paraît essentielle à une orientation réussie !

  • Quel(s) conseil(s) donnerais-tu aux lycéens qui se posent des questions sur leur orientation ?

Suivez votre instinct. Cela peut paraître bateau, mais je suis persuadée qu’au fond, chacun d’entre nous ressent ce qui est fait pour lui, ce qu’il aime. Je pense que l’on ne peut pas choisir ses études qu’en fonction d’un potentiel métier. Il faut bien voir que la matière qu’on choisira d’étudier, on va baigner dedans pendant des années, des heures et des heures par jour (et par nuit !).

J’ai personnellement toujours eu un coup de cœur pour la biologie, mais au lycée, je n’avais pas de bonnes notes dans cette matière. J’ai alors été découragée, je n’ai pas osé, j’ai suivi des conseils qui n’étaient pas forcément les bons pour moi. Ce n’est que lorsque j’ai vraiment pris conscience que je devais faire les choses pour moi, que je me suis enfin lancée dans ce domaine où je m’épanouis !

Alors lisez, informez-vous, écrivez des mails (à d’anciens étudiants de formations qui vous intéressent par exemple), demandez des avis partout, à tout le monde, cherchez l’information, et, une fois que vous êtes prêts et au courant de toutes les possibilités, n’écoutez que votre cœur.