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Sarah Djerroud

Présentation

Sarah

Sarah Djerroud, 25 ans, Institut de Génétique et Biologie Moléculaire et Cellulaire (IGBMC) à Illkirch-Graffenstaden, département de Médecine Translationnelle et Neurogénétique.

  • Quel est ton parcours jusqu’à aujourd’hui ?

J’ai toujours été fascinée par la complexité du monde vivant et par la manière dont les organismes vivants, des plus rudimentaires aux plus complexes, sont fabriqués. C’est ainsi qu’après obtention de mon BAC S, j’ai choisi de m’orienter vers la discipline de la Biologie afin de percer les mystères de ce monde très abstrait et complexe. J’ai effectué trois années de Licence au cours desquelles j’ai pu appréhender les différentes disciplines de la Biologie, en passant par la neurobiologie, L’immunologie et la biologie végétale. Puis, pendant mon master, je me suis plus orientée vers la biologie moléculaire et cellulaire. Durant mon cursus universitaire, j’ai eu la chance d’effectuer des stages dans divers laboratoires. Ces expériences étaient très enrichissantes puisqu’elles m’ont permis de voir en quoi consiste concrètement le travail d’un chercheur, entre autres, à l’établissement de protocoles pour ses expérimentations et à la communication de ses résultats dans des réunions ou des congrès. Ainsi, émerveillée par le monde de la recherche, j’ai pris la décision de débuter un projet de thèse, que j’ai commencé seulement cette année.

  • Concrètement, qu’est-ce que tu fais ?

 Je travaille dans un laboratoire qui travaille sur une maladie humaine héréditaire qui affecte les muscles : ce sont des myopathies centronucléaires, rares et très sévères. Ces maladies sont dues à des défauts dans l’ADN de ces individus, aboutissant au dysfonctionnement de certaines protéines, entrainant des lésions dans les muscles. Les personnes atteintes de ces maladies meurent souvent très jeunes, souvent à cause de problèmes respiratoires. Mon travail de thèse consiste à comprendre comment de tels défauts de l’ADN peuvent entrainer des perturbations dans le fonctionnement des cellules musculaires, jusqu’au développement de la maladie. Nous étudions ces maladies sur des souris modèles, qui ont la caractéristique de porter exactement la même maladie que chez l’homme. Le but de ce travail consiste, à terme, à développer des thérapies contre ce type de myopathies.

  • Qu’est-ce qui te plait dans le monde de la recherche ?

Ce que j’ai toujours admiré dans le monde de la recherche est la chance de pouvoir nourrir sa curiosité scientifique. Etre chercheur, c’est se dépasser, c’est pouvoir donner une forme et une vie à ses pensées et hypothèses. C’est aussi pouvoir admirer la complexité de la plus petite des cellules de l’organisme (au microscope), à la fois du point de vue structural que fonctionnel. Mais c’est aussi, et surtout, la chance de pouvoir interagir avec ses collègues afin de faire émerger de nouvelles idées, de nouvelles expériences qui contribuent à de nouvelles découvertes.

  • Pourquoi as-tu choisi de participer à l’aventure Openlab ?

 Longtemps durant ma scolarité, je m’étais demandé ce que c’était que d’être un CHERCHEUR. Je n’ai malheureusement jamais eu l’occasion de le découvrir avant d’arriver à la FAC. Mon but de participer à OpenLab est de permettre à de jeunes lycéens de plonger dans la peau d’un chercheur, afin d’apprécier de plus près et de façon plus concrète en quoi consiste ce métier. Cette aventure est aussi une façon pour moi de satisfaire ma passion pour l’enseignement et pour la transmission du savoir.        

  • Quel(s) conseil(s) donnerais-tu aux lycéen.n.e.s qui se posent des questions sur leur orientation ?

Qu’avant de choisir une voie quelconque, il faut s’enquérir des débouchés réels de cette dernière. Elargir ses horizons, ne pas s’accrocher à une seule spécialité/formation, et savoir saisir les opportunités (mobilité à envisager par exemple). Mais surtout, et avant tout, faire un choix qui aille avec vos envies, afin que vous ayez l’envie d’aller vers cette formation/emploi, et ne pas porter ça comme un fardeau au quotidien.