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Lucile Cathiard

Présentation

Je suis Lucile Cathiard, 27 ans, actuellement en 2e année de thèse en neurobiologie à l’IGBMC (Institut de génétique, biologie moléculaire et cellulaire) situé à Illkirch (à côté de Strasbourg).

  • Quel est ton parcours jusqu’à aujourd’hui ?

Après le lycée (bac S spécialité SVT), j’ai passé le concours PACES (première année commune des études de santé… 2 fois !!) et j’ai ensuite suivi des études de pharmacie à l’Université de Strasbourg. En 4e année, à la suite d’un Stage d’Initiation à la Recherche, je me suis orientée vers la filière industrie-recherche. Aujourd’hui, j’ai un master de biologie et je suis docteure en pharmacie. Afin de pouvoir travailler soit dans un labo, soit dans l’industrie pharmaceutique, j’ai choisi de compléter mes études avec une thèse de recherche en 3 ans.  

  • Concrètement, qu’est-ce que tu fais ?

Actuellement, dans le cadre de mes recherches pour mon doctorat, je travaille sur les conséquences d’une mutation d’un gène à l’origine d’une maladie neurologique (la maladie des jambes sans repos). Mes objectifs à long terme sont non seulement de déterminer quels changements s’opèrent dans le cerveau quand on porte cette mutation (recherche fondamentale) mais également de comprendre la pathologie afin d’identifier un traitement (recherche appliquée).

Concrètement, je travaille avec des cellules saines et avec des cellules mutées. Je les fais proliférer en culture puis je recherche des modifications d’expression d’autres gènes (ARN) ou j’utilise des anticorps pour marquer des protéines spécifiques que je peux ensuite observer et photographier sous un microscope. Mes hypothèses de travail se basent sur ce qui est déjà connu et je passe un certain temps à mettre au point mes protocoles expérimentaux. J’analyse ensuite mes résultats et les compare entre les cellules mutées et les saines. Enfin, je me base sur ce qui est déjà publié pour émettre de nouvelles hypothèses. Au fur et à mesure de mes expériences, j’obtiens une certaine compréhension des mécanismes cellulaires et moléculaires qui conduisent à un fonctionnement différent des cellules malades.

A court terme, mes objectifs sont de publier ces résultats et les perspectives qu’ils ouvrent pour d’autres recherches et bien-sûr de soutenir ma thèse en répondant à la problématique de départ.

  • Qu’est-ce qui te plait dans le monde de la recherche ?

Etant quelqu’un d’assez dynamique et très curieux, ce que j’apprécie dans mon travail au quotidien et plus généralement dans le travail de chercheur est le fait qu’aucune journée ne se ressemble. Le travail est très diversifié : entre recherche bibliographique, mise au point des protocoles, manipulations, analyse des résultats, déduction d’hypothèses qui amène à de nouvelles voies de recherche, et parfois, une découverte vraiment intéressante. On continu d’apprendre de nouvelles choses tous les jours, à travers les expériences ou les lectures, essayant de comprendre comment fonctionne le monde qui nous entoure, et plus particulièrement le corps humain.  On est très actif, à l’opposé d’un travail uniquement de bureau où l’on peut passer la majorité de ces heures de travail assis derrière un bureau. Le travail de chercheur mêle travail en autonomie, au calme et travail en équipe, parfois un peu plus mouvementé. Enfin, des séminaires internationaux peuvent impliquer des voyages à la rencontre de personnes d’autres cultures avec des expériences de vie et une vision de la recherche différentes.

  • Pourquoi as-tu choisi de participer à l’aventure OpenLAB ?

L’initiative OpenLAB permet de faire découvrir de manière concrète et ludique ce qu’est notre travail au quotidien, de démystifier le monde de la recherche et de le rendre plus facilement accessible. De plus, l’enseignement peut faire partie intégrante du travail d’un chercheur et j’apprécie tout particulièrement le contact avec les jeunes, cette possibilité de transmettre des connaissances et pourquoi pas susciter de nouvelles vocations. Les TP étaient (et restent) ce que je préférais à l’école. Peut-être ai-je aussi envie de sortir de mon labo pour retourner au lycée ? J’aimerais également aider si je le peux en répondant à des questions plus générales sur les études supérieures (les miennes ont été longues et chaotiques) car je me souviens qu’il était assez difficile de choisir une voie sans savoir de quoi il s’agit exactement.

  •  Quel(s) conseil(s) donnerais-tu aux lycéen.n.e.s qui se posent des questions sur leur orientation ?

Je pense qu’il est important de s’orienter vers une voie qui nous intéresse et où on a vraiment envie d’aller. Il ne faut pas trop se soucier des « on dit » sur telle ou telle filière, tel ou tel boulot car les choses changent assez vite et quand on est qualifié et passionné on s’en sort toujours !

Je pense qu’il est important de garder à l’esprit qu’il y a pleins de moyens d’arriver à un objectif et un moyen peut vous emmener vers des objectifs différents. Il est également possible de « changer d’avis » en cours de cursus, et c’est même très fréquent. Les erreurs et les échecs permettent même d’avancer… Il faut rester ouvert à diverses propositions. Un certain nombre de passerelles sont mises en place entre différentes filières. Vous ne ferez très probablement pas ce que vous pensez faire aujourd’hui alors si vous n’avez pas trop d’idées, ce n’est pas non plus très inquiétant !

Si vous êtes intéressés par une carrière de chercheur en biologie, aujourd’hui commencer par un BTS est un bon moyen afin de poursuivre en licence et master ou en école d’ingénieur est un bon moyen. Toutefois, la faculté offre peu d’encadrement contrairement à une école. L’alternance s’est également beaucoup développée ces dernières années et permet d’acquérir une première expérience professionnelle.

Et puisque les questions de chacun sont sans doute différentes, il ne faut surtout pas hésiter à nous poser toutes questions lorsque nous passerons vous voir. En effet, nous sommes encore étudiants et même si on n’a pas toutes les réponses, on sait probablement où les trouver…

AU PLAISIR DE VOUS RENCONTRER !